7:04:17 - Bienvenue à tous dans la génération AZ.2.1Après que la mythique génération « Y » ait mis le bazar dans nos organisations, occupée des flopées de consultants et animée les conversations des entrepreneurs, voici que les Z pointent le bout de leur nez. Et là, un profond sentiment de vide me submerge. Z, c’est la fin de l’alphabet !  Est-ce la fin des temps ? Comment étiqueter la prochaine génération qui immanquablement viendra bouleverser les certitudes de ses prédécesseurs?

J’ai découvert péniblement le minitel à l’adolescence. Et ma petite fille, à l’âge de 4 ans, m’a ringardisé en me permettant de découvrir des fonctionnalités de mon smartphone. Ma petite fille est une Z, mais moi, où suis-je? dans quelle étagère ?

Les générations Y et Z nous stupéfient par leur capacité à « challenger » le monde que nous leur avons mis entre les mains.  Elles nous poussent dans les confins de nos habitudes, montrant du doigt des possibles invisibles à nos yeux. Nos parents pouvaient refuser ces nouveaux défis, convaincus que, vieillissant, ils n’avaient plus les neurones suffisant pour faire face.

 «Laissons ça aux jeunes, disaient-ils! » 

Et voici que les neurosciences se font complices de ces jeunes subversifs: Il paraitrait qu’en fait, nous ne perdons pas de neurones, et qu’au contraire, toute stimulation contribue à créer de nouvelles connexions, à tout âge… Sort de ton canapé papy, l’avenir t’appartient !

Patatras, nous voici donc obligés de regarder l’avenir en face plutôt que de laisser vivre nos vieilles habitudes en pente douce. Obligés d’admettre que ce monde n’a révélé qu’une partie de son potentiel, et que nous pouvons, en dépassant les vieux clivages de génération, inventer une nouvelle vie chaque jour. Jeunes et vieux, mélangeons nos neurones et stimulons de nouvelles connexions.

C’est valable dans notre vie personnelle. C’est surtout incontournable et décoiffant dans la vie des entreprises. En terme de management et de gouvernance, cela autorise toutes les innovations. Perspective réjouissante car dans ces domaines se construit une partie de notre vivre ensemble.

Le potentiel est là, mais alors, pourquoi résistons-nous ? Comment se fait-il que notre vie collective évolue moins vite que nos capacités ?

C’est que notre Ego veille.

Depuis notre plus jeune âge, nous cherchons à comprendre le monde. Nous structurons notre identité en validant des concepts, des certitudes. Puis nous les utilisons pour construire nos relations aux autres. Nous avons ainsi, avec le temps, dressé notre tour d’ivoire, ce bastion qui, croyons nous, nous permet d’exister.

Chaque innovation sociale, chaque nouvelle proposition vient fragiliser nos positions. C’est dans ces moments que l’Ego panique. Dans le but de nous contraindre à consolider nos certitudes, il lutte pour éviter de nouvelles connexions neuronales. Double effet dévastateur: Cela pompe toute notre énergie et limite notre évolution.

Nous avons une solution: remettre l’Ego à sa place, et lui rappeler que ce n’est pas lui qui pilote.

Différentes techniques de développement personnel peuvent nous y aider.

–   Des séminaires collectifs, la coproduction participative, lorsqu’ils permettent de renforcer la coopération, sont de nature à calmer l’Ego, en favorisant l’ouverture à l’autre,

  • Des séances régulières de sophrologie, d’hypnose, d’EFT, permettent de dépasser certaines blessures, et ainsi de se sentir moins en danger lorsque la nouveauté se présente,
  • Evitez les méthodes qui boursouflent le « moi » à coup de « je suis le meilleur, je peux tout réaliser ».

Ouverts aux autres, nous seront équipés pour dépasser les peurs et avancer en confiance dans le monde nouveau que nous proposent les Y et les Z. Nous pouvons leur apporter notre expérience, démultipliant les potentiels.

C’est ainsi que nous verrons émerger la génération AZ.2.1, agile, expérimentée et tournée vers l’avenir.

 

Chronique « Développement personnel » parue le 7/04/2017 dans Eco Savoie Mont Blanc